Unité Pastorale St François Mons-Est

Méditation 2ème dimanche de Pâques B – 11 avril 2021

Évangile selon saint Jean, 20, 19-31

Dimanche de la Divine Miséricorde

Selon le récit de l’évangile, nous sommes bien le soir du 8ème jour après Pâques, avec l’histoire du sympathique Thomas, le jumeau, à qui nous ressemblons tant. Pour tous les disciples de Jésus, jusqu’à ce soir-là, ce n’est pas le moment de l’euphorie.  Ils ont la peur dans le ventre. Elle justifie qu’ils soient entre quatre murs solides et avec des portes verrouillées. C’est dans ce contexte que Jésus Ressuscité se montre à eux. Pour les réconforter, il les salue en leur souhaitant la paix. En vue de la mission, il souffle sur eux et leur donne l’Esprit Saint. La présence du Ressuscité au milieu de ses disciples  rime avec l’offre de sa miséricorde à ceux qui exigent signes et preuves pour y croire. Ce 2ème dimanche est pour nous tous celui de la Divine Miséricorde.  Il avait été institué par le pape Jean-Paul ll, sanctionné par le pape François avec toute une Année Sainte de la Miséricorde, du 8 décembre 2015 au 20 novembre 2016.

En ce dimanche, les lectures bibliques nous montrent à quel point notre Dieu est miséricordieux.
Tout d’abord, les Actes des Apôtres au sujet des premières communautés chrétiennes. Le fait d’avoir accueilli la miséricorde du Seigneur avait totalement changé leur vie. Tout de suite, tous avaient compris qu’il fallait devenir une communauté de prière, de découverte de Dieu et de partage. Le « soyez miséricordieux comme l’est votre Père » prenant corps, on a vu naître des formes de fraternité et de solidarité en parfaite cohérence avec l’Esprit d’amour reçu. Cette miséricorde est offerte aux hommes du monde entier.

Dans la 2ème lecture, saint Jean nous conduit tout droit au cœur de la foi au Ressuscité.  Du moment qu’on a cette foi, tout change autour de soi. Avec la lumière de l’amour qui s’est manifesté en Jésus, la vision du monde se renouvelle radicalement. Comme Dieu a tant aimé ce monde, nous devons aussi l’aimer. Et cet amour doit passer par l’amour de tous nos frères.

Dans l’évangile, nous touchons du doigt la miséricorde de Jésus. Il vient à la rencontre de ses disciples apeurés, enfermés à double tour. Ils craignent de vivre pire que leur maître. Oui, comme lui n’a pas su se défendre, que ferait-il pour eux ?  Raisonnement logique, peur légitime  car le danger est réel. Il faut même éviter de se balader en ville. Ce danger, nous le rencontrons de nos jours, mais sous d’autres formes. Il nous faut affronter tout ce que ce monde qui se croit intelligent nous oppose en matière de foi. Mais en ce jour de Pâques, le Ressuscité nous rejoint pour nous libérer de cette peur ambiante. Comme à ses apôtres, il nous invite à sortir et à partir en mission : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie « . La paix qu’il nous souhaite est en rapport à la mission. Sa mission. Et donc, une paix à partager, à répandre par amour. Oui, tout chrétien est un instrument de la miséricorde de Dieu. « Pardonnez-vous mutuellement comme Dieu vous a pardonné dans le Christ »  disait saint Paul aux chrétiens d’Éphèse.

Que retenir de Thomas, le retardataire à qui nous ressemblons ? Ce n’était pas quelqu’un à qui on ferait croire ce qu’il n’avait pas vu. Ce que lui avait vu, c’est Jésus arrêté, crucifié et mis au tombeau. Mais pas le ressuscité dont on lui parle. Thomas ne veut pas croire sur simple parole. Il veut palper du doigt avant tout. Sur ce point, nous lui ressemblons. Cependant, quand le ressuscité est devant lui, il renonce à toutes ses exigences conditionnant sa foi. Il va même plus loin que ses amis. Il reconnaît en Jésus  » son Seigneur et son Dieu ». La rencontre et la parole de Jésus l’ont radicalement transformé. Il passe de l’incrédulité à la profession de foi.

Nous aussi, nous aimerions avoir des preuves comme Thomas. Mais ne pouvant pas avoir la même chance de voir le ressuscité en personne, Jésus nous rappelle la béatitude qu’il lui avait formulée :  » Heureux ceux qui croient sans avoir vu « . En vivant de cette béatitude, la miséricorde de Dieu sera sur nous.                                   
 Abbé Jean de Dieu Muinisaka

« Heureux ceux qui croient sans avoir vu »

 

O Seigneur,
comme je me sens proche de Thomas,
qui ne pouvait croire sans avoir vu,
qui ne pouvait croire sans avoir touché.
Tout au long des jours,
J’ai tant besoin de signes
aussi petits soient-ils…

Signes d’affection, preuves d’amour,
besoin d’être reconnu, accueilli,
besoin de savoir, tout simplement, que j’existe.

Et dans ma vie chrétienne, il en va de même :
comme il serait rassurant de me nourrir de preuves,
de savoir pour croire,
de détenir enfin la clé et de balayer le doute à jamais…

O, Seigneur, ne laisse pas le doute s’installer en moi.
Fais que s’ouvrent toutes grandes les portes de ma foi,
que grandisse ma confiance en Toi
et que je sois heureux de croire, sans avoir vu !

Christine REINBOLT

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